LE DIF


DIF : Droit Individuel à la Formation


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Le DIF est un dispositif qui institue un capital individuel d'heures, déterminant des droits à formation dont le salarié peut disposer à son initiative, mais avec l'accord de son employeur. En cas de désaccord prolongé, un texte de loi définit une procédure permettant au salarié de demander au Fongécif d'intervenir.

Tous les salariés en CDI du secteur privé, disposant d'une ancienneté d'au moins un an dans leur entreprise, bénéficient chaque année d'un Droit Individuel à la Formation d'une durée de vingt heures.

Pour les salariés à temps partiel, ce droit est calculé au prorata. Depuis une loi de Mars 2006, la période d'absence du salarié pour un congé maternité, d'adoption, de présence parentale ou pour un congé parental d'éducation est intégralement pris en compte. En cas de départ de l'entreprise ouvrant droit à indemnisation par les Assedic, le DIF est "portable" au Pôle Emploi ou chez le nouvel employeur pendant 2 ans.

Chaque année le salarié en CDI à temps complet acquiert donc 20 heures de DIF, qu'il peut cumuler jusqu'à 120 heures (des accords de branche peuvent prévoir des durées supérieures). Au-delà, s'il n'utilise pas tout ou partie de ce capital acquis, celui-ci restera plafonné à 120 heures. Chaque année l'employeur doit communiquer les droits acquis au titre du DIF.

Pour les salariés en CDD, l'ouverture des droits se fait après le 4° mois de contrat. Dans certaines régions (Ile de France notamment), le financement de la formation choisie par le salarié est assuré par le Fongecif sur demande conjointe du salarié et de l'employeur s'il est lui même cotisant au Fongecif (à hauteur de 30€/heure de formation ).

Mode d'emploi

Si le salarié est à l'initiative de la demande (une lettre en A/R est préférable), il doit cependant obtenir l'accord de l'entreprise. Le choix de l'action de formation est arrêté en commun, et celle-ci se déroule, par défaut, en dehors du temps de travail. Dans ce cas le salarié perçoit en complément de sa rémunération, une allocation formation représentant 50% de son salaire habituel.

Des accords de branche peuvent ‘'encadrer'' les actions prioritaires au titre du DIF ou prévoir un déroulement de l'action pendant le temps de travail. En cas de désaccord persistant pendant deux années, le salarié peut demander la prise en charge de son DIF par le FONGECIF ou l'OPACIF.

Lorsqu'il y a départ de l'entreprise, le bénéfice du DIF peut être demandé pendant le préavis. Il peut alors s'effectuer durant le temps de travail du préavis réalisé. Dans le cas contraire, la mention des heures non soldées figure sur le certificat de travail, ainsi que les coordonnées de l'Organisme compétent pour le financement.

Les actions éligibles au titre du DIF sont non seulement les stages ‘'classiques'', mais également les bilans de compétences et les actions de Validation des Acquis de l'Expérience - VAE

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La VAE


VAE : Validation des Acquis et de l'Expérience



Toute personne engagée dans la vie active est en droit de faire valider les acquis de son expérience, notamment professionnelle, en vue de l'acquisition d'un diplôme, d'un titre à finalité professionnelle ou d'un certificat de qualification...", quels que soient son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation.



La seule condition requise est d'avoir au moins trois ans d'expérience salariée, non salariée ou bénévole.

Ce droit est inscrit dans le Code du travail et dans le Code de l'éducation.

La VAE est un acte officiel par lequel les compétences acquises par l'expérience sont reconnues comme ayant la même valeur que celles acquises par la formation.

ATTENTION : La VAE n'est pas une conversion automatique de vos expériences en diplôme, ni un dispositif de formation. C'est une démarche qui impose de suivre une procédure permettant d'évaluer les acquis issus de vos expériences en les confrontant à un référentiel diplôme.

Les avantages pour les salariés

- Moyen de reconnaissance officielle des compétences acquises par l'expérience professionnelle, personnelle, associative ;
- Aide à la conduite du parcours professionnel et de ses évolutions ;
- Accès facilité aux diplômes et à la reprise d'études ;
- Gain de temps et d'investissement personnel et financier.

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LE CONGE INDIVIDUEL DE FORMATION (CIF)


Le CIF permet de suivre une formation d’un an à temps plein ou de 1200 heures à temps partiel.

Le congé individuel de formation (CIF) est un congé qui permet à toute personne qui travaille de suivre, au cours de sa vie professionnelle, des actions de formation pour se qualifier, évoluer ou se reconvertir.

Le salarié peut aussi utiliser le CIF pour préparer et passer un examen.

Le CIF est à l’initiative du salarié et s’effectue indépendamment des actions de formation prévues par le plan de formation de l’entreprise.


Pourquoi s’engager dans un CIF ?

- Pour accéder à un niveau supérieur de qualification via une formation longue. Pour se perfectionner et évoluer dans son métier.
- Pour changer de profession ou de secteur d’activité.

Qui est concerné ?

Les salariés du secteur privé en CDI justifiant d’une activité professionnelle de 2 ans (consécutifs ou non), dont une année dans l’entreprise actuelle.

Quelle est la durée du CIF ?

La prise en charge du CIF est d’une année maximum pour les formations à temps complet ou de 1200 heures pour les formations à temps partiel.

La durée minimale d’un CIF est de 30 heures, néanmoins le CIF a pour vocation de permettre la mise en œuvre de projets nécessitant une formation longue.

La formation peut se dérouler en plusieurs temps, sur une durée de 3 ans maximum.

Qui prend en charge le congé individuel de formation ?

Le financement du CIF est assuré par des organismes paritaires agréés par l’État.

le Fongecif, présent dans chaque région, ou dans certains cas,l’Opacif (organisme paritaire collecteur agréé pour le financement du congé individuel de formation) auquel l’entreprise verse ses contributions obligatoires pour la formation professionnelle continue.

Le salarié bénéficie pendant son CIF de la prise en charge de sa rémunération (entre 80 et 100 %), d’une prise en charge partielle de ses frais de formation, et sous certaines conditions, de la prise en charge de ses frais de transport et d’hébergement.

Quels sont les droits et obligations du salarié ?

Pendant le congé individuel de formation, le contrat de travail n’est pas rompu, mais suspendu.
Le salarié doit donc justifier de sa présence en formation.

À l’issue de la formation, il réintègre son poste de travail ou un poste équivalent.

De nouvelles règles de prise en charge

De nouvelles règles de prise en charge des congés individuels de formation pour les salariés en CDI et en CDD vont être appliquées à compter du 1er janvier 2011.

Des règles nationales ont été fixées et le Fongecif Île-de-France met en œuvre ces plafonds de prise en charge. Ainsi, tous les salariés, où qu’ils soient en France, souhaitant bénéficier d’un congé individuel de formation se verront appliquer les mêmes règles de prise en charge financière.

Concrètement, pour tout congé individuel de formation débutant après le 31 décembre 2010, le coût pédagogique sera financé selon les mêmes règles de prise en charge. Le plafond du coût pédagogique sera de 18000 € HT maximum ou de 27,45 € HT par heure.

En savoir plus sur les formations proposées, cliquez ici

La carte de France des points infos FONGECIF, cliquez ici

Le CQP


Le CQP, mensions légales

Depuis le 1er janvier 2008, tous les salariés des entreprises de sécurité privée doivent justifier de leur aptitude professionnelle s'ils veulent continuer à exercer.

Plusieurs solutions sont possibles pour justifier de l'aptitude préalable :

- Le Certificat de qualification professionnelle Agent de Prévention et de Sécurité (CQP APS), récemment mis en place par la branche de la prévention-sécurité pour répondre à cette obligation.

- Les certifications professionnelles enregistrées au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) :

- Les diplômes de l'éducation nationale : CAP « Agent de Prévention et de Sécurité » ou mention complémentaire « Sûreté des espaces ouverts au public ».

- Le titre professionnel « Agent de sûreté et de sécurité privée » déposé par l'AFPA.

- Les titres déposés par les organismes de formation.

- Tout titre reconnu par un état membre de l'Union Européenne ou par un des états parties à l'accord sur l'Espace économique européen, se rapportant à l'activité.

2 cas de figure sont possibles

Si l'obligation d'aptitude professionnelle s'applique à tous sans distinction, certains agents de prévention et de sécurité peuvent toutefois bénéficier d'une régularisation dérogatoire, sous certaines conditions.

Cas n° 1
Si vous justifiez de l'exercice continu de la profession entre le 10/09/2004 et le 09/09/2005 inclus, ou vous avez cumulé au moins 1 607 heures sur une période de 18 mois - comprise entre le 10/09/2004 et le 09/09/2008 -, alors vous pouvez continuer à exercer sans être obligé de suivre une formation compémentaire.

Pièces justificatives : Il faut présenter une attestation d'employeur ou toute autre preuve (certificat de travail, bulletins de salaire, etc.).

Cas n° 2

Vous êtes en poste mais vous n'êtes pas en mesure de valider l'aptitude professionnelle préalable selon les modalités vues dans le cas n°1.

Vous devez obligatoirement vous former et obtenir votre CQP APS (ou équivalent prévu par le décret) d'ici le 9 septembre 2008 pour pouvoir continuer à exercer.

Pièces justificatives : Pour exercer après le 9 septembre 2008, vous devez présenter votre diplôme de CQP APS (ou équivalent : CAP, titre AFPA,...).

Définition du CQP

Le CQP APS est un titre de branche créé par des professionnels pour des professionnels.

Il a été validé le 4 mai 2006, par la CPNEFP (Commission paritaire nationale de l'emploi et de la formation professionnelle) de la branche pour répondre aux exigences de la loi sur l'aptitude professionnelle préalable.

Le CQP APS permet aux salariés d'acquérir une qualification opérationnelle, reconnue par toutes les entreprises de la branche. C'est un véritable passeport dans la profession !

Pour obtenir le CQP APS, les salariés (qui ne bénéficient pas d'une régularisation dérogatoire) et les nouveaux entrants doivent suivre une formation dont la durée ne peut être inférieure à 70 heures.

Le CQP APS est un instrument au service des entreprises, des salariés, des jeunes et des demandeurs d'emploi.

Pour vous, c'est le moyen de :

•faire reconnaître vos compétences,
•valoriser votre expérience,
•adapter vos techniques de travail aux évolutions technologiques.

Pour votre entreprise, c'est le moyen de :

•développer les compétences des équipes,
•recruter des salariés formés, mieux préparés pour leur travail,
•favoriser l'intégration des nouveaux embauchés.

Pour les jeunes et les demandeurs d'emploi, c'est le moyen de :

•acquérir de nouvelles compétences,
•obtenir un certificat reconnu par toutes les entreprises du secteur,
•s'impliquer dans un projet professionnel à long-terme.

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